J’ai longtemps pris mes distances avec le Tantra.
Ce que je voyais ne me ressemblait pas : une sexualité mise en avant sans conscience, vidée de son essence sacrée.
Et je comprends celles et ceux qui en ont peur : certaines dérives sont bien réelles.
Bien sûr, il existe des accompagnants intègres.
Mais il y a aussi ceux qui utilisent le Tantra pour répondre à leurs désirs, et non pour transmettre la beauté ni la puissance de guérison de cette philosophie indienne.
Trop de femmes m’ont confié avoir vécu des propositions douteuses, des expériences mal encadrées, parfois traumatisantes.
Et c’est grave !
Au lieu de libérer des traumas, certains peuvent être amplifiés. La personne perd alors ses repères, ses valeurs, et devient plus vulnérable.
Pour certains accompagnants, c’est la poule aux œufs d’or : maintenir les participants sous emprise pour leur vendre toujours plus d’accompagnements.
Dans ce contexte, les besoins et l’intégrité des personnes ne sont pas respectés. Il y a abus de pouvoir, abus de confiance… parfois même abus physique.
Et subtilement, au fil du processus, les participants sont amenés à explorer, voire à adopter, un type de sexualité pratiqué par les organisateurs, une sexualité qui peut être déviante, déconnectée de la conscience et du respect.
Le Tantra n’est pas sexualité.
Grâce à des pratiques puissantes et respectueuses, le Tantra permet de revenir à l’intérieur de soi, de ressentir son énergie de vie. Il permet de se connecter à son corps.
Ce que je transmets n’a qu’un seul but : que les femmes puissent incarner leur puissance féminine, ce qui passe par cesser de se laisser abuser, manipuler et qu’elles se réapproprient leur corps.





